Souvent les histoires tiennent à peu de chose ce que certains appellent le hasard et d’autres la chance.
Voici comment Jordan Rochier s’est retrouvé à pousser dans le paquet d’avants de Sapiac. « Cela s’est fait sur le tas, comme cela. A la base avec la nouvelle réforme des catégories d’âge, je devais partir en Fédérale 1 et je pensais fort revenir à La Voulte devenue le ROC. La semaine où je vais pour signer mon contrat, Montauban me fait une proposition à laquelle je n’aurai jamais cru. Celle d’avoir la possibilité d’évoluer en Pro D2. J’ai immédiatement saisi cette chance et je suis bien content d’être ici ».
On a pu le voir à l’œuvre pour la première fois en amical à Labouheyre face à Dax avec le succès que l’on sait. Victoire par 15 à 7.
Le néo-montalbanais sait très bien qu’il ne rencontrera que peu de talonneurs de son âge dans le championnat de Pro D2. Son poste demandant de l’expérience et surtout du caractère. Jordan Rochier se dit prêt à apprendre les deux « talonneur, il faut avoir du caractère et c’est vrai que je suis encore jeune par rapport à ceux qui sont devant moi. J’ai bien envie de m’affirmer à ce poste-la, pour m’exprimer amplement et le plus possible sur le terrain ».
Le championnat de Pro D2 étant ce qu’il est, avec ses 30 journées, l’Ardéchois d’origine ne devrait guère avoir de problème de gagner du temps de jeu, à Sapiac.
En rejoignant le sud-ouest, Jordan Rochier n’arrive pas en pays inconnu puisque la réputation du rugby montalbanais arrive aux portes de la rade « même à Toulon, Montauban est très connu et j’ai entendu beaucoup de choses sur la cuvette. On me disait que c’était un petit Toulon en raison de la ferveur des supporters et de l’ampleur que le rugby prend dans la ville. Ayant grandi en Ardèche, je suis habitué à la météo de cette région. J’ai envie de vivre mon premier match à Sapiac pour goûter à l’ambiance qui à mon avis va me surprendre ».
A 22 ans, on peut dire que Jordan Rochier est un joueur intelligent qui joue en tronche. Lorsqu’on lui demande de nous parler de ses passions, la réponse fuse « le sport en général, la preuve j’ai fait une formation en STAPS et j’ai eu ma licence. Cette année je vais poursuivre mon master à Toulouse. Cela ne sera pas facile avec les entraînements mais je ferai tout mon possible pour mener de front les deux activités ».
Le futur enseignant est aujourd’hui simple soldat et cela lui suffit pour l’instant.

Rémi-Constant BELREPAYRE

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